TOUR OCCITANIE : NON MERCI !

Ce 16 octobre, le maire sortant de Toulouse a rejeté le recours gracieux contre le permis de construire de la tour Occitanie :
  • de nos 4 associations : Non au Gratte-ciel de Toulouse, les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, France Nature Environnement Midi-Pyrénées et le Droit au Logement 31
  • et des 6 particuliers co-requérants riverains
Non au gratte-ciel de Toulouse et d’autres déposeront donc un  recours commun en annulation de ce permis de construire avant la mi-décembre.
Nous rappelons que les travaux de la tour Occitanie ne peuvent pas commencer sans l’autorisation du Préfet établie par un arrêté au titre de la « Loi sur l’eau » qui concerne la gestion de l’eau du gratte-ciel et les problèmes induits de « l’effet barrage » sur les eaux souterraines.
Le problème des nappes phréatiques est important dans le projet de la tour Occitanie et dans celui de la troisième ligne de métro qui passera sous le tunnel existant de la ligne A, lui-même sous le complexe de 100 000 tonnes de béton, de ferraille et de verre porté  par la Compagnie de Phalsbourg ; ces 3 éléments constituant une redoutable « usine à gaz » coûteuse pour l’empreinte écologique de notre ville et coûteuse pour le portefeuille des contribuables toulousains.
Notre démarche de résistance pacifique s’inscrit dans la défense de la démocratie locale bafouée par le maire sortant qui a signé en plein été et en catimini ce permis de construire.
Le maire sortant et le promoteur veulent imposer aux Toulousains la tour Occitanie en plein centre ville en escamotant les débats légitimes et démocratiques des élections municipales de mars prochain.

SOIREE D’INFORMATION ET DE DEBATS
« TOUR OCCITANIE, VOUS POUVEZ STOPPER CE PROJET !  »
LE MARDI 8 OCTOBRE  20h30 SALLE DU SENECHAL
Pour vivre ou revivre 2 moments qui résument des sujets abordés lors de cette soirée au Sénéchal :
  • Ombres portées par le gratte-ciel sur 10 000 riverain.e.s ! Si le projet de tour Occitanie aboutissait, ce serait un hiver pourri tous les ans du point de vue de l’ensoleillement
  • Projet de la Tour Occitanie : Demandez le programme pour les prochaines semaines et pour les prochains mois d’ici les élections Municipales de mars 2020 ?
    Rejet du recours gracieux par le maire sortant de Toulouse ? Etude sur la gestion des eaux dans le projet, notamment des nappes phréatiques avec autorisation ou non du Préfet pour donner le premier coup de pioche sur le terrain du tri postal. Dépôt du recours en annulation de permis de construire de la tour Occitanie par nos associations et par des particuliers riverains.
  • Intervention de Jean Charles Valadier des Amis de la Terre Midi Pyrénées sur l’urbanisme de la ville bi-millénaire de Toulouse et de l’avenir du secteur de l’Avenue de Lyon à la sauce Teso

Téléchargez ici notre flyer contre la Tour


Depuis mars 2016, un projet immobilier, d’une envergure inédite à Toulouse, s’élabore dans une opacité absolue : la Tour Occitanie.

HISTORIQUE DU PROJET

C’est seulement en mars 2017, à l’occasion du Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim) de Cannes, que le projet de construire un gratte-ciel de 150 mètres de hauteur sur le site de l’ancien tri postal près de la gare Matabiau a été dévoilé par le maire et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc. Les Toulousains ont donc appris la nouvelle par voie de presse, l’annonce officielle n’étant intervenue que le 13 juillet 2017.

À la suite du concours lancé par la SNCF, propriétaire du terrain, c’est « La Compagnie de Phalsbourg », promoteur-investisseur, qui a été choisie pour réaliser cet immeuble de grande hauteur (IGH), qui devrait accueillir, sur 34 000 mètres carrés, un hôtel 4 étoiles, un restaurant, des logements de luxe, des bureaux et des commerces.
Suggéré par des promoteurs immobiliers, ce projet de tour a été décidé par un nombre très restreint de personnes, sans qu’il n’y ait eu ni informations ni consultations préalables de la population. Il s’agit d’un déni total de démocratie locale.
Réunis dans le collectif « Non au gratte-ciel de Toulouse », nous avons décidé de dire Non à ce projet de tour, car nous ne voulons pas :

  • Être spectateurs de la destruction du paysage urbain de Toulouse ;
  • Laisser porter atteinte à la biodiversité et à l’intégrité du canal du Midi, voisin du projet, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et site classé au regard du code de l’environnement ;
  •  Subir la détérioration de la qualité de vie des Toulousains : pollution et augmentation du trafic automobile, ombres portées, réverbération ;
  •  Être écologiquement irresponsables face à un projet au bilan carbone d’une autre époque, alors que dès 2020 l’énergie positive, absente de ce projet, sera obligatoire pour les constructions neuves ;
  •  Assister à la spéculation immobilière à laquelle un tel projet va contribuer et qui laisse présager une hausse des loyers et du coût de la vie, ainsi qu’une perte de convivialité dans les quartiers alentour ;
  • Financer par nos impôts les aménagements nécessaires à ce projet d’initiative privée : accessibilité au bâtiment, réfection de la voirie, etc., qui seront à la charge de la Métropole ;
  • Subir des décisions de grande ampleur prises sans que les citoyens n’aient la possibilité de donner leur avis.

À coups de belles images de synthèse, les décideurs de ce projet tentent de nous faire croire que la présence de quelques arbustes en pots disposés en terrasses peut transformer cette tour en construction moderne aux normes écologiques responsables.
C’est faire abstraction du coût environnemental et énergétique que représentent la construction et l’entretien d’un gratte-ciel.

Même si certains voient dans ce projet un geste architectural, nous pensons que la modernité impose au contraire une certaine sobriété et une réflexion sur les enjeux d’avenir, environnementaux, sociétaux et économiques, auxquels Toulouse va devoir faire face.

Pour pouvoir imposer leur projet à la population, le maire de Toulouse et le promoteur voudraient que la construction de la Tour Occitanie débute dès 2019, afin, d’une part, que la construction échappe à l’obligation d’énergie positive (effective en 2020) et puisse se faire avec des normes environnementales vieilles de 10 ans et, d’autre part, d’éviter une éventuelle remise en cause du projet lors des élections municipales de 2020.
Les Toulousains doivent pouvoir se prononcer démocratiquement avant que ce projet ne soit lancé.

Ne laissons pas des promoteurs immobiliers dicter la politique urbaine de notre ville. Toulousains, habitants de la Métropole et amoureux de cette ville, aidez-nous en signant et en partageant cette pétition !

SIGNEZ LA PETITION ICI
Merci à vous