TOUR OCCITANIE : NON MERCI !

Communiqué Toulouse 2031
Parc des Expositions « Meett » :
des centaines de millions d’euros d’argent public gaspillés ?

Crise du COVID oblige, c’est presque en catimini que le nouveau Parc des Expositions d’Aussonne « Meett » est inauguré en ce mois de septembre 2020. On sera loin des images publicitaires que l’on nous avait annoncé pour un Parc des Expos de jauge internationale. Et avec la crise du transport aérien,  c’est tout le pari de ce type de parc en connexion avec l’aéroport qui est en faillite.
La Commission d’enquête avait conclu en 2013 que le dossier ne contenait aucune justification économique et que Toulouse ne s’était pas posée la question de savoir si son projet ne risquait pas de mettre en difficulté les parcs d’expositions de Bordeaux et de Montpellier ; la politique de concurrence entre métropoles s’avère coûteuse et contre productive
De nombreux Toulousains se demandent si le projet a été surdimensionné, s’il n’aurait pu être développé par étapes successives et ainsi coûté beaucoup moins cher aux contribuables de Toulouse Métropole, du Département de Haute Garonne et de la Région Occitanie en adaptant les dépenses aux besoins réels ?
Voici les chiffres annoncés au public il y a déjà bien des années du montant du projet : 311 millions d’euros, dont 199 millions financés par Toulouse Métropole, 45 millions par la Région et autant par le Conseil Départemental, et 22 millions par Tisséo pour les aménagements d’accès par la ligne de tramvay qui ne desservira que quelques usagers hors des périodes de Salons et d’expos ; ceux-ci seront-ils en nombre suffisant et attireront-ils autant de visiteurs et de décideurs que l’ancien Parc des Expos du Ramier en plein cœur de la Ville de Toulouse ?
Des questions, il y en a beaucoup qui viennent à l’esprit des citoyens, qui souhaiteraient recevoir des réponses précises :

  • Pourquoi Toulouse a-t-elle fait le choix de surdimensionner ce projet alors que d’autres villes françaises comme Strasbourg qui avait au départ des ambitions similaires, [ou Lille, dont le projet d’extension du Parc Saint-Sauveur (40.000 mètres carrés) a, lui, été repoussé] ont eu la prudence bien avant la crise du Covid 19 de revoir le volume des investissements publics à la baisse
  • Nous craignons un fort engorgement automobile autour de cette zone si des mesures alternatives ne sont pas installées, en plus de la ligne de tramway, que seuls quelques usagers utiliseront en dehors des périodes de Salons et d’expos : réseau de transports en commun connecté vers les autres communes, co-voiturage accompagné, schéma cyclable cohérent, etc.
  • Alors que la Foire de Toulouse annoncée mettra en avant une « green attitude », on remarque que parmi les premières manifestations se dérouleront 2 expositions  très « monde d’avant » avec les salons du camping-car et d’Auto-moto classique, après certes celui « Vivre nature » …
  • Le montant de 311 millions d’euros initialement prévu a-t-il été réellement tenu et les autorités peuvent-elles garantir que cette somme n’a pas déjà été dépassée ? En résumé, combien les contribuables ont-ils dépensé pour ce projet jusqu’à ce mois de septembre 2020 ?
  • Reste-t-il d’autres investissements à financer dans le seul Parc des Expos ? Comme par exemple le Centre des Conventions ? Autrement dit , la facture va-t-elle encore s’alourdir ?
  • La facture va-t-elle encore s’alourdir avec les inévitables déficits structurels de fonctionnement du « Meett » pendant des décennies ? quid des contrats de délégation passés avec « GL Events » une société controversée qui a  créé une filiale « Toulouse Evenements » qui réclamait encore récemment des aides financières pour équilibrer les comptes de fonctionnement de ce Parc ?
  • Où en sont les mirobolants projets annexes annoncés : hôtels, restaurations, commerces, activités industrielles et de services ?
  • Où en est-on sur le retour de ces investissements colossaux ? La réponse à cette question ne pourra pas être entièrement donnée ces jours-ci mais ce qui.parait probable, c’est que Toulouse aurait pu choisir de développer ce Parc par phases ou saisir l’opportunité de reconstruire un Parc d’Expositions rénové et végétalisé sur une île du Ramier totalement verte idealement situé en centre ville et à l’échelle du tissu agroalimentaire, artisanal, industriel et culturel de la région toulousaine.

Nous souhaitons que cet exemple manifeste de gaspillage de l »argent public ne se répète pas avec de futurs projets mal concus, mal calibrés, voire inutiles.

C’est pour cela que dès maintenant et dans les prochaines années, il faudra faire un travail d’inventaire précis de la la manière dont a été mené ce projet « Meett », de ses coûts et de l’ampleur réel de ses retombées.


Suite à la réélection du maire sortant de Toulouse, nous renforçons notre veille juridique car  le promoteur « La Compagnie de Phalsbourg » cherche à obtenir des aides publiques gouvernementales pour pouvoir commencer les travaux dans les semaines ou dans les mois qui viennent, quitte à solliciter des aides supplémentaires locales directes ou indirectes si ce projet n’était pas rentable dans les prochaines années post Covid19.
Nous, les 3 autres associations et des particuliers pour le recours contre le permis de construire, maintenons les 2 procédures en cours :

  • D’une part, le recours en annulation du permis de construire de la tour ; à cet effet, notre avocate va rédiger et envoyer avant le 24 août 2020 prochain 1 mémoire en réplique à la mairie de Toulouse et 1 au promoteur, qui aboutira à une audience devant le Tribunal administratif au 1er trimestre 2021.
  • Et d’autre part, le recours contre la modification du Plan Local d’Urbanisme de la Ville de Toulouse qui autorise le promoteur à ne pas prévoir de logements sociaux dans le gratte-ciel et y réduire le stationnement vélos ; ce recours va prochainement être examiné et jugé par le Tribunal Administratif au 1er trimestre 2021.

Il nous faut réunir 3360 euros pour finaliser ce travail complexe et remarquable mené par nos avocates ; nous faisons appel au soutien des  Toulousain.e.s et des personnes attachées à Toulouse.

Sans notre appel à l’opinion publique et sans notre stratégie judiciaire, il y aurait aujourd’hui un grand trou béant à la gare Matabiau car les travaux devaient débuter au premier trimestre 2019 selon les plans initiaux de Jean-Luc Moudenc et du promoteur.
Nous sollicitons à nouveau le public aujourd’hui pour définitivement faire annuler ce projet démesuré.

Pour adhérer ou faire un don en ligne :
https://www.helloasso.com/associations/non-au-gratte-ciel-de-toulouse-collectif-pour-un-urbanisme-citoyen/
Pour adhérer ou faire un don par courrier, envoyez un chèque à l’ordre de  » Non au gratte-ciel de Toulouse  » à l’adresse :
Non au gratte-ciel de Toulouse
5, rue Guillemin Tarayre – 31000 Toulouse

Téléchargez ici notre flyer contre la Tour


Depuis mars 2016, un projet immobilier, d’une envergure inédite à Toulouse, s’élabore dans une opacité absolue : la Tour Occitanie.

HISTORIQUE DU PROJET

C’est seulement en mars 2017, à l’occasion du Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim) de Cannes, que le projet de construire un gratte-ciel de 150 mètres de hauteur sur le site de l’ancien tri postal près de la gare Matabiau a été dévoilé par le maire et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc. Les Toulousains ont donc appris la nouvelle par voie de presse, l’annonce officielle n’étant intervenue que le 13 juillet 2017.

À la suite du concours lancé par la SNCF, propriétaire du terrain, c’est « La Compagnie de Phalsbourg », promoteur-investisseur, qui a été choisie pour réaliser cet immeuble de grande hauteur (IGH), qui devrait accueillir, sur 34 000 mètres carrés, un hôtel 4 étoiles, un restaurant, des logements de luxe, des bureaux et des commerces.
Suggéré par des promoteurs immobiliers, ce projet de tour a été décidé par un nombre très restreint de personnes, sans qu’il n’y ait eu ni informations ni consultations préalables de la population. Il s’agit d’un déni total de démocratie locale.
Réunis dans le collectif « Non au gratte-ciel de Toulouse », nous avons décidé de dire Non à ce projet de tour, car nous ne voulons pas :

  • être spectateurs de la destruction du paysage urbain de Toulouse ;
  • laisser porter atteinte à la biodiversité et à l’intégrité du canal du Midi, voisin du projet, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et site classé au regard du code de l’environnement ;
  • subir la détérioration de la qualité de vie des Toulousains : pollution et augmentation du trafic automobile, ombres portées, réverbération ;
  • être écologiquement irresponsables face à un projet au bilan carbone d’une autre époque, alors que dès 2020 l’énergie positive, absente de ce projet, devient obligatoire pour les constructions neuves ;
  • assister à la spéculation immobilière à laquelle un tel projet va contribuer et qui laisse présager une hausse des loyers et du coût de la vie, ainsi qu’une perte de convivialité dans les quartiers alentours ;
  • financer par nos impôts les aménagements nécessaires à ce projet d’initiative privée : accessibilité au bâtiment, réfection de la voirie, etc., qui seront à la charge de la Métropole ;
  • laisser défigurer notre ville par des bâtiments sans âme qui représenteront peut-être le prochain échec économique et architectural de Toulouse ;
  • subir des décisions de grande ampleur sans que les citoyens n’aient la possibilité de donner leur avis.

À coups de belles images de synthèse, les décideurs de ce projet tentent de nous faire croire que la présence de quelques arbustes en pots disposés en terrasses peut transformer cette tour en construction moderne aux normes écologiques responsables.
C’est faire abstraction du coût environnemental et énergétique que représentent la construction et l’entretien d’un gratte-ciel. Même si certains voient dans ce projet un geste architectural, nous pensons que la modernité impose au contraire une certaine sobriété et une réflexion sur les enjeux d’avenir, environnementaux, sociétaux et économiques, auxquels Toulouse va devoir faire face.

Ne laissons pas des promoteurs immobiliers dicter la politique urbaine de notre ville. Toulousains, habitants de la Métropole et amoureux de cette ville, aidez-nous en signant et en partageant cette pétition !

SIGNEZ LA PETITION ICI
Merci à vous