TOUR OCCITANIE : NON MERCI !

Conversation avec Alexandre Chiavassa de Vittorio au sujet du projet de la tour Occitanie sur les ondes de Radio Occitania :

https://www.facebook.com/RadioOccitania/videos/1125140194526748/

 

Suite à la réélection du maire sortant de Toulouse, nous renforçons notre veille juridique car  le promoteur « La Compagnie de Phalsbourg » cherche à obtenir des aides publiques gouvernementales pour pouvoir commencer les travaux dans les semaines ou dans les mois qui viennent, quitte à solliciter des aides supplémentaires locales directes ou indirectes si ce projet n’était pas rentable dans les prochaines années post Covid19.
Nous, les 3 autres associations et des particuliers pour le recours contre le permis de construire, maintenons les 2 procédures en cours :

  • D’une part, le recours en annulation du permis de construire de la tour ; à cet effet, notre avocate va rédiger et envoyer avant le 24 août 2020 prochain 1 mémoire en réplique à la mairie de Toulouse et 1 au promoteur, qui aboutira à une audience devant le Tribunal administratif au 1er trimestre 2021.
  • Et d’autre part, le recours contre la modification du Plan Local d’Urbanisme de la Ville de Toulouse qui autorise le promoteur à ne pas prévoir de logements sociaux dans le gratte-ciel et y réduire le stationnement vélos ; ce recours va prochainement être examiné et jugé par le Tribunal Administratif au 1er trimestre 2021.

Il nous faut réunir 3360 euros pour finaliser ce travail complexe et remarquable mené par nos avocates ; nous faisons appel au soutien des  Toulousain.e.s et des personnes attachées à Toulouse.

Sans notre appel à l’opinion publique et sans notre stratégie judiciaire, il y aurait aujourd’hui un grand trou béant à la gare Matabiau car les travaux devaient débuter au premier trimestre 2019 selon les plans initiaux de Jean-Luc Moudenc et du promoteur.
Les Toulousains se seraient retrouvés aujourd’hui en face de ce chantier en ayant en outre déjà supporté les nombreuse nuisances de cette construction à l’avenir plus qu’incertain dans le contexte de la crise économique post Covid19

Au final, comme ce sont toujours les contribuables qui paient les pots cassés de ces fiascos immobiliers, nous pouvons dire que Toulouse l’a échappé belle grâce au soutien des citoyens qui nous a permis d’agir. Nous sollicitons à nouveau le public aujourd’hui pour définitivement faire annuler ce projet démesuré.

Pour adhérer ou faire un don en ligne :
https://www.helloasso.com/associations/non-au-gratte-ciel-de-toulouse-collectif-pour-un-urbanisme-citoyen/
Pour adhérer ou faire un don par courrier, envoyez un chèque à l’ordre de  » Non au gratte-ciel de Toulouse  » à l’adresse :
Non au gratte-ciel de Toulouse
5, rue Guillemin Tarayre – 31000 Toulouse

 

Téléchargez ici notre flyer contre la Tour


Depuis mars 2016, un projet immobilier, d’une envergure inédite à Toulouse, s’élabore dans une opacité absolue : la Tour Occitanie.

HISTORIQUE DU PROJET

C’est seulement en mars 2017, à l’occasion du Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim) de Cannes, que le projet de construire un gratte-ciel de 150 mètres de hauteur sur le site de l’ancien tri postal près de la gare Matabiau a été dévoilé par le maire et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc. Les Toulousains ont donc appris la nouvelle par voie de presse, l’annonce officielle n’étant intervenue que le 13 juillet 2017.

À la suite du concours lancé par la SNCF, propriétaire du terrain, c’est « La Compagnie de Phalsbourg », promoteur-investisseur, qui a été choisie pour réaliser cet immeuble de grande hauteur (IGH), qui devrait accueillir, sur 34 000 mètres carrés, un hôtel 4 étoiles, un restaurant, des logements de luxe, des bureaux et des commerces.
Suggéré par des promoteurs immobiliers, ce projet de tour a été décidé par un nombre très restreint de personnes, sans qu’il n’y ait eu ni informations ni consultations préalables de la population. Il s’agit d’un déni total de démocratie locale.
Réunis dans le collectif « Non au gratte-ciel de Toulouse », nous avons décidé de dire Non à ce projet de tour, car nous ne voulons pas :

  • Être spectateurs de la destruction du paysage urbain de Toulouse ;
  • Laisser porter atteinte à la biodiversité et à l’intégrité du canal du Midi, voisin du projet, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et site classé au regard du code de l’environnement ;
  •  Subir la détérioration de la qualité de vie des Toulousains : pollution et augmentation du trafic automobile, ombres portées, réverbération ;
  •  Être écologiquement irresponsables face à un projet au bilan carbone d’une autre époque, alors que dès 2020 l’énergie positive, absente de ce projet, sera obligatoire pour les constructions neuves ;
  •  Assister à la spéculation immobilière à laquelle un tel projet va contribuer et qui laisse présager une hausse des loyers et du coût de la vie, ainsi qu’une perte de convivialité dans les quartiers alentour ;
  • Financer par nos impôts les aménagements nécessaires à ce projet d’initiative privée : accessibilité au bâtiment, réfection de la voirie, etc., qui seront à la charge de la Métropole ;
  • Subir des décisions de grande ampleur prises sans que les citoyens n’aient la possibilité de donner leur avis.

À coups de belles images de synthèse, les décideurs de ce projet tentent de nous faire croire que la présence de quelques arbustes en pots disposés en terrasses peut transformer cette tour en construction moderne aux normes écologiques responsables.
C’est faire abstraction du coût environnemental et énergétique que représentent la construction et l’entretien d’un gratte-ciel.

Même si certains voient dans ce projet un geste architectural, nous pensons que la modernité impose au contraire une certaine sobriété et une réflexion sur les enjeux d’avenir, environnementaux, sociétaux et économiques, auxquels Toulouse va devoir faire face.

Pour pouvoir imposer leur projet à la population, le maire de Toulouse et le promoteur voudraient que la construction de la Tour Occitanie débute dès 2019, afin, d’une part, que la construction échappe à l’obligation d’énergie positive (effective en 2020) et puisse se faire avec des normes environnementales vieilles de 10 ans et, d’autre part, d’éviter une éventuelle remise en cause du projet lors des élections municipales de 2020.
Les Toulousains doivent pouvoir se prononcer démocratiquement avant que ce projet ne soit lancé.

Ne laissons pas des promoteurs immobiliers dicter la politique urbaine de notre ville. Toulousains, habitants de la Métropole et amoureux de cette ville, aidez-nous en signant et en partageant cette pétition !

SIGNEZ LA PETITION ICI
Merci à vous