TOUR OCCITANIE : NON MERCI !

Au pied de la Tour Occitanie, le pont Pompidou sera élargi

Face aux mensonges maintes fois répétés du maire Jean-Luc Moudenc et de Phillipe Journo, le promoteur immobilier-propriétaire de la Compagnie de Phalsbourg, l’évidence commence à apparaître ; les contribuables ont déjà et continueront à payer de leurs poches de nombreuses dépenses reliées à ce projet-surprise et imposé de gratte-ciel en plein centre ville de Toulouse.

  • 12 millions d’euros pour l’aménagement des abords de la tour (et encore, ce n’est qu’un devis qui sera sûrement dépassé…)
  • des centaines de milliers d’euros pour les 2 appels d’offres lancés par Tisséo pour évaluer les conséquences de ce projet de gratte-ciel sur la ligne existante de métro A et sur la 3ème ligne à venir ; avec quelques millions d’euros de surcoûts à la charge des contribuables supplémentaires pour sécuriser le tunnel de la ligne de métro A et pour aménager en conséquence les futurs chantiers de la 3ème ligne de métro….
  • plus bien d’autres dépenses d’investissements et de maintenance sur des dizaines d’années pour la Sécurité (par rapport aux risques terroristes non négligeables à Toulouse) et pour la Sûreté (risques d’incendies et autres) de la tour Occitanie + certains frais de voirie dans les sous-sols ; et la liste n’est pas close ! Dans les mois et les années qui viennent, nous dresserons au fur et à mesure le montant précis des dépense publiques, que nous communiquerons aux toulousain-e-s.

Toutes ces dizaines de millions d’euros de dépense publiques seront financés par nos impôts et sont à comparer aux 3 malheureux millions et demi d’euros pas encore versés par le promoteur immobilier.
De plus, si le projet ne marche pas, comme ce fut le cas à Compans-Caffarelli, ou à la gare de Perpignan, ce sont nos impôts qui seront appelés à la rescousse et qui devront prendre en charge les millions d’euros de ce futur gâchis, car les pouvoirs publics ne pourront pas ignorer les problèmes posés par un gratte-ciel en déshérence en plein centre ville.
LES CONTRIBUABLES N’ONT DONC PAS FINI DE PAYER POUR LA TOUR OCCITANIE !
Grosse cerise sur le gâteau ! En votant la modification logement social- stationnements vélos du Plan Local d’Urbanisme de Toulouse, Jean-Luc Moudenc et sa majorité ont fait un « cadeau » de plusieurs millions d’euros à la Compagnie de Phalsbourg !

Le canal du Midi sera partiellement recouvert devant la gare Matabiau en 2019

Pas de commentaire sur le choix du ponton en bois ; par contre le pari et l’objectif d’apaiser et de rendre cet abord de la gare plus convivial ne sera pas tenu à cause du projet surprise et imposé du gratte-ciel( la tour Occitanie). D’une part les travaux dureront 3 ans jusqu’en 2022 si le projet aboutit, d’autre part la fréquentation du gratte-ciel générera quotidiennement et 24h sur 24 de la circulation automobile. Bonjour les bouchons dans un secteur déjà régulièrement embouteillé. Sans parler des ombres, des réverbérations et des alertes à la bombe dans ce gratte-ciel. Rappelons que la gare Matabiau subit des dizaines d’alertes à la bombe chaque année, dont certaines nécessitent l’évacuation totale de la gare. Jean Luc Moudenc nous fabrique avec obstination à grands coûts une terrible usine à gaz en plein cœur de Toulouse. Quant à la ligne LGV évoqué par le journaliste, elle est loin d’être financée et acceptée par le gouvernement. C’est l’Arlésienne de Toulouse, on l’attend mais elle ne vient pas.

Un nouveau parking souterrain prend forme sous les allées Jean-Jaurès, à Toulouse

L’idée et le projet étaient intéressants mais… dommage qu’un parking soit construit sous les Allées. Mais la politique urbaine du Maire Jean-Luc Moudenc vise avant tout à favoriser les profits de gros acteurs, ceux d’Indigo Vinci et celui du promoteur immobilier qui porte le projet de la tour Occitanie. Il fallait donc un parking pour les besoins du projet de gratte-ciel puisque le promoteur n’en a pas prévu ! En conséquence, la circulation et la pollution automobiles vont encore augmenter dans ce secteur, qui compte 6 parkings. On va étouffer en ville ! D’autre part, il sera difficile de faire pousser de vrais arbres là où il y aura ce parking en sous-sol, c’est-à-dire sur une très grande partie de nos allées Jean Jaurès. Il faudra se contenter d’arbustes et de plantations.


 

SIGNEZ LA PÉTITION ICI !

La volonté de M Moudenc d’imposer un quartier d’affaires et de mettre en place des procédures d’exception pour la tour d’Occitanie ont fini par cristalliser les réticences.
L’équipe municipale se doit de revoir sa copie sur ce projet et d’y intégrer un grand nombre d’amendements et d’évolutions. La première des évolutions serait de remettre en débat le projet de la Tour Occitanie, le programme de constructions de bureaux et l’impact sur les quartiers environnants (l’avenue de Lyon, en particulier).
Nous verrons dans les mois qui viennent si M. Moudenc est capable de faire évoluer ses projets, où s’il conserve l’attitude de mépris à l’égard des opposants qu’il a choisi d’adopter le 13 mars à la réunion publique qu’il avait lui-même organisée à l’Espace Vanel.
Dans le dossier de la tour Occitanie, la seule ligne de défense de M. Moudenc par rapport au reproche mérité qui lui est fait de n’avoir pas informé ni les riverains, ni la population toulousaine, est de dire qu’une enquête publique (inconnue de tous et concoctée dans des manœuvres d’arrière-bureaux) a bien eu lieu. Léger et arrogant pour imposer un gratte-ciel en plein centre-ville à la population toulousaine !

Non à la construction d’un gratte-ciel en plein centre de Toulouse !

Téléchargez ici notre flyer contre la Tour ! (pdf 1,4 Mo)


Depuis mars 2016, un projet immobilier, d’une envergure inédite à Toulouse, s’élabore dans une opacité absolue : la Tour Occitanie.

C’est seulement en mars 2017, à l’occasion du Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim) de Cannes, que le projet de construire un gratte-ciel de 150 mètres de hauteur sur le site de l’ancien tri postal près de la gare Matabiau a été dévoilé par le maire et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc. Les Toulousains ont donc appris la nouvelle par voie de presse, l’annonce officielle n’étant intervenue que le 13 juillet 2017.

À la suite du concours lancé par la SNCF, propriétaire du terrain, c’est « La Compagnie de Phalsbourg », promoteur-investisseur, qui a été choisie pour réaliser cet immeuble de grande hauteur (IGH), qui devrait accueillir, sur 34 000 mètres carrés, un hôtel 4 étoiles, un restaurant, des logements de luxe, des bureaux et des commerces.
Suggéré par des promoteurs immobiliers, ce projet de tour a été décidé par un nombre très restreint de personnes, sans qu’il n’y ait eu ni informations ni consultations préalables de la population. Il s’agit d’un déni total de démocratie locale.
Réunis dans le collectif « Non au gratte-ciel de Toulouse », nous avons décidé de dire Non à ce projet de tour, car nous ne voulons pas :

  • Être spectateurs de la destruction du paysage urbain de Toulouse ;
  • Laisser porter atteinte à la biodiversité et à l’intégrité du canal du Midi, voisin du projet, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et site classé au regard du code de l’environnement ;
  •  Subir la détérioration de la qualité de vie des Toulousains : pollution et augmentation du trafic automobile, ombres portées, réverbération ;
  •  Être écologiquement irresponsables face à un projet au bilan carbone d’une autre époque, alors que dès 2020 l’énergie positive, absente de ce projet, sera obligatoire pour les constructions neuves ;
  •  Assister à la spéculation immobilière à laquelle un tel projet va contribuer et qui laisse présager une hausse des loyers et du coût de la vie, ainsi qu’une perte de convivialité dans les quartiers alentour ;
  • Financer par nos impôts les aménagements nécessaires à ce projet d’initiative privée : accessibilité au bâtiment, réfection de la voirie, etc., qui seront à la charge de la Métropole ;
  • Subir des décisions de grande ampleur prises sans que les citoyens n’aient la possibilité de donner leur avis.

À coups de belles images de synthèse, les décideurs de ce projet tentent de nous faire croire que la présence de quelques arbustes en pots disposés en terrasses peut transformer cette tour en construction moderne aux normes écologiques responsables.
C’est faire abstraction du coût environnemental et énergétique que représentent la construction et l’entretien d’un gratte-ciel.

Même si certains voient dans ce projet un geste architectural, nous pensons que la modernité impose au contraire une certaine sobriété et une réflexion sur les enjeux d’avenir, environnementaux, sociétaux et économiques, auxquels Toulouse va devoir faire face.

Pour pouvoir imposer leur projet à la population, le maire de Toulouse et le promoteur voudraient que la construction de la Tour Occitanie débute dès 2019, afin, d’une part, que la construction échappe à l’obligation d’énergie positive (effective en 2020) et puisse se faire avec des normes environnementales vieilles de 10 ans et, d’autre part, d’éviter une éventuelle remise en cause du projet lors des élections municipales de 2020.
Les Toulousains doivent pouvoir se prononcer démocratiquement avant que ce projet ne soit lancé.

Ne laissons pas des promoteurs immobiliers dicter la politique urbaine de notre ville. Toulousains, habitants de la Métropole et amoureux de cette ville, aidez-nous en signant et en partageant cette pétition !

SIGNEZ LA PETITION ICI !
Merci à vous